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Dans le Marais audomarois, les propriétaires d’un terrain sont lourdement condamnés par la justice, pour avoir creusé illégalement des mares de chasse en pleine zone humide protégée.

Un préjudice à la biodiversité irréparable, souligne le Parc naturel des Caps et Marais d’Opale.

C’est une condamnation forte qui va au-delà du symbole. Dans le Marais audomarois, les propriétaires d’un terrain viennent d’être condamnés à près de 120. 000 euros (dont 40 000 avec sursis) d’amende et d’indemnités diverses, par la Cour d’Appel de Douai.

Ils sont reconnus coupables d’avoir creusé illégalement, à Clairmarais et Noordpeenne, des mares de chasse dans une zone protégée du Parc naturel des caps et Marais d’opale, une zone qui est même reconnue par l’Unesco.

Dommages irréparables

La procédure judiciaire aura duré plus de 8 ans, mais c’est une satisfactions, pour Luc Barbier, le chargé de mission Marais audoramois, au sein du Parc naturel régional des Caps et Marais d’Opale : “On espère que cette condamnation mettra un coup d’arrêt à toutes les autres infractions que nous relevons dans le parc. Il y a beaucoup trop d’endroits où on s’affranchit des règles, avec des impacts très lourds sur les milieux. Ces interventions sont très dégradantes pour les paysages, les milieux et l’agriculture.”

La justice reconnait dans sa décision que les dommages causés sont irréparables. En creusant des plans d’eau et en aménageant des fossés, les propriétaires ont modifié l’hydraulique générale de la zone, ce qui pourra avoir un impact en terme d’inondation.

Des espèces protégées détruites

“Quand on passe d’une végétation terrestre -en partie protégée – à de l’eau, on a forcement une disparition des espèces qui étaient présentes auparavant, regrette Luc Barbier. C’est la même chose pour les insectes, les poissons et les oiseaux, dont certains étaient bien référencés.”

(Source : France bleu Nord ; lire la suite ici)