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La région de LA DOUBLE, en DORDOGNE, encore riche de forêts et de zones humides menacées par l’enrésinement, abrite de bien sinistres activités.

En ce mois de janvier, on apprend qu’existe un élevage de sangliers destinés, dit-on, à alimenter en chair fraîche les chasses privées.

Oui, vous avez bien lu.

Le sanglier prolifère et les « valeureux guerriers du dimanche » se sacrifient six mois par an pour contenir l’invasion du redoutable animal qui, pour ceux qui le connaissent, possède la faculté de tisser avec nous un lien d’affection, capable de témoigner autant d’intelligence que nos chiens.

Or, un cas de tuberculose se serait manifesté dans cet élevage et les coups de fusils retentissent à SAINT AULAYE car 180 sangliers doivent préventivement être tués (ils disent abattus).

La chasse en enclos n’est jamais qu’un acte de cruauté sur un animal captif.

Quant aux élevages de masse, ils posent un immense problème sanitaire pour tout animal, sanglier, anatidés, poules ou humains.

Réunir, sur un espace clos ou limité, un très grand nombre d’individus d’une espèce végétale ou animale offre une prodigieuse occasion d’apparition et de propagation massive d’agents pathogènes : bactéries, virus, champignons.

L’exploitation honteuse et criminelle de la faune et des êtres vivants se retourne contre l’Homo economicus.

La covid est la vengeance de la chauve-souris vendue sur le marché chinois.
La grippe aviaire apparaît dans les élevages asiatiques de centaines de milliers d’anatidés.

Alors, tuer des troupeaux de « vaches folles », des milliers de canards sous prétexte d’un cas de grippe, tirer deux cents malheureux sangliers pour échapper au bacille de la tuberculose ne relèvent pas du principe de précaution.

Le principe de précaution tient au respect de la Nature et de tous les êtres vivants sans lequel il n’y a pas de respect de la dignité humaine.
Ce qui est vrai pour l’élevage l’est tout autant pour la gestion forestière.
Planter des champs de pins homogènes prépare les catastrophes écologiques, car c’est offrir aux parasites une alimentation tonique.

Combien faudra-t-il de pandémies et d’échecs agronomiques pour que l’ignorance se dissipe ?

Combien de temps faudra-t-il pour que s’éveillent les consciences et que les « beaufreries » des ennemis de la terre cèdent le pas au respect de tout être sensible ?

Parfois, nous éprouvons de la honte pour ceux qui exploitent, tuent, font de l’argent avec de la souffrance.

Gérard CHAROLLOIS
Convention Vie & Nature
Tél : 06 76 99 84 65