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Le parti Les Républicains, anti-social et anti-écologique, s’illustre par deux propositions de lois réactionnaires :

1° Le sénateur CARDOUX propose, pour protéger les chasseurs, d’ériger en infraction pénale « l’intrusion sur une propriété privée ».
Cette mesure pallie à la prohibition des engrillagements derrière lesquels les guerriers contre nature exerçaient leur art de tuer.
Une telle infraction pourrait s’avérer opportune si la loi des réactionnaires respectait les principes fondamentaux de la république dont le principe premier d’égalité des citoyens devant la loi.
Or, l’article L420 -3 du code de l’environnement permet aux chasseurs de violer la propriété d’autrui pour récupérer leurs chiens en fin d’action de chasse.
Par ailleurs, le fait pour des chiens de chasse de pénétrer dans une réserve ou terrain privé interdit à la chasse n’est pas répréhensible, sauf si le chasseur a incité ses chiens à le faire (ridicule).
Les serviteurs du lobby piétinent allègrement les principes fondamentaux de la République en créant une féodalité privilégiée qui jouit de droits et prérogatives interdits aux citoyens pacifiques, bien que ceux-ci soient majoritaires et que l’art de tuer ne recueille plus que l’adhésion d’une minorité en voie d’extinction.
Il m’a fallu saisir la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour faire reconnaître le droit de « non-chasse », mais certains esprits fascisants s’ingénient à entraver l’exercice de la liberté de protéger la vie chez soi.
Ainsi, j’apprends que des gens modestes sont assignés par une fédération de chasseurs pour les voir condamner à réparer les dommages occasionnés par les sangliers, histoire de les punir d’interdire la chasse chez eux.
L’affaire devient grotesque et scandaleuse lorsqu’on apprend que ces personnes possèdent un terrain d’une superficie dérisoire d’un seul hectare !
Une telle superficie ne permet guère à des sangliers de proliférer, alors que ces animaux exploitent un territoire de prospection de plusieurs dizaines d’hectares et que dans une propriété voisine, chassée, se trouve un poste de nourrissage des sangliers et qu’à défaut existe la battue administrative !

2° Un autre parlementaire conservateur s’illustre en proposant de priver d’exonération fiscale les dons faits aux associations pratiquant de « l’agribashing », associations filmant des élevages ou abattoirs pour y dénoncer la maltraitance animale.
En pratique, cette mesure vexatoire vise l’association L214 à laquelle j’apporte d’autant plus aisément mon soutien que je n’en suis pas adhérent.
Face aux dérives fascisantes des tueurs et tortionnaires d’animaux, deux attitudes sont envisageables et je vous invite à choisir entre elles.
Par inclinaison, les timorés courberont l’échine et s’abstiendront de retirer leurs terrains du domaine chassable pour échapper aux tracasseries du lobby chasse et adopteront un langage prudent envers la FNSEA et son productivisme.
Inversement, si vous êtes davantage Jean MOULIN que Maurice PAPON, vous résisterez aux pressions scandaleuses des ennemis de la Terre.
Vous interdirez la chasse chez vous.
Vous apporterez votre soutien à ceux que l’on veut faire taire, aux couleurs que les censeurs veulent effacer.

Parce que l’argent qui putréfie tout et qui corrompt obsède les conservateurs, ils croient affaiblir le courant animaliste et écologiste en le frappant par ce biais.
La riposte doit être un accroissement des dons individuels et associatifs à ceux que les censeurs veulent bâillonner.

Tout ceci prouve un fait bien établi : ceux qui n’éprouvent aucune compassion envers le Vivant ne manifestent aucun respect pour les droits de l’Homme.
Les ennemis de la Terre sont aussi ceux de l’humain.
Ils ne peuvent pas respirer l’air vivifiant de la liberté de conscience et de mode de vie et cherchent à imposer leur arriération par la contrainte, l’intimidation et le privilège.

Nous qui ne sommes pas comme eux, aimons le débat, le choc des idées, le respect de la vie et de la liberté et nous saurons les défendre.

Gérard CHAROLLOIS
Convention Vie et Nature