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Toutes les enquêtes d’opinion révèlent qu’une majorité de contemporains n’aime pas la chasse, loisir de mort, exercé avec des armes à feu, source d’accidents et affectant des animaux que tous, y compris le législateur, reconnaissent comme des « êtres sensibles ».

Ce rejet de la chasse est certain et traduit une évolution en profondeur des mentalités.

Selon les instituts de sondages, 82% des Français souhaitent des dimanches sans chasse et 67% veulent une plus stricte règlementation de ce loisir « guerrier ».

Face à cette contestation éthique, le monde de la chasse dont les effectifs régressent inexorablement depuis cinquante ans, tente de justifier sa pratique en brandissant le « sanglier » proliférant.

Or cette tentative de propagande échoue.

La chasse n’est pas la solution mais le problème.

Que resterait-il au chasseur de ce temps, si le sanglier déclinait ?

La petite faune a disparu et les faisans d’élevage, les lièvres importés ne satisferaient guère les besoins de « gibier ».

Il faut des sangliers pour que vive artificiellement la chasse.

Les propagandistes de la chasse jouent de la peur du sanglier, animal remarquablement intelligent, tout autant que le chien, pour abuser une minorité de citoyens.

Néanmoins, à brève échéance, la chasse, mort loisir, est condamnée, tant pour des raisons écologiques que pour des raisons morales.

Le nombre des chasseurs continuera à baisser d’année en année et à un certain pallier le poids du lobby sur l’appareil d’état s’effondrera.

Le temps des concessions sera dépassé et pour la chasse ce sera la « concession perpétuelle ».

Pendant des décennies, les dirigeants de la chasse se seront évertués à empêcher les réformes modératrices.

Ayant refusé de s’adapter, ils condamnent eux-mêmes leur pratique.
Tant mieux : « Jupiter rend fous ceux qu’il veut perdre ».
Pour nous, un être vivant, être sensible, n’est jamais un « gibier ».

La Vie, ça se respecte.

Gérard CHAROLLOIS
Président de la SEPANSO DORDOGNE
Président de la CONVENTION VIE et NATURE