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Sur l’écologie, le président fit du bruit avec sa bouche, lors d’une récente conférence de presse.

Il faut changer pour sauver le climat et la biodiversité disent les gouvernants.
Et ils changent en effet.

Alors que l’IPBES achève ses travaux à PARIS et conclut à l’urgence de répondre au défi de la mort de la nature, le gouvernement français réduit par décret les attributions du CNPN (Conseil National de Protection de la Nature).

L’objectif avoué est d’accélérer les procédures d’autorisations des « aménagements » susceptibles d’incidence sur la biodiversité.
Il ne convient plus de gêner les aménageurs, déménageurs du Vivant.

Créé en 1946, le CNPN regroupe des scientifiques de plusieurs disciplines chargés d’établir une liste nationale d’espèces protégées et ses attributions consultatives avaient été renforcées en 2016.

Les promoteurs, les lobbies du béton et du bitume veulent un retour rapide sur investissements et ne supportent pas les freins résultant de la préservation des espaces naturels.
Chaque jour des centaines d’hectares disparaissent sous les infrastructures spéculatives du monde des affaires.
Or, ces intérêts économiques très privés financent les campagnes électorales.
Que valent la nature, le climat, l’anéantissement des espèces face aux connivences entre un certain monde politique et les oligarques engraissés par les routes, autoroutes, stations de ski, aéroports, lotissements commerciaux ?

Pour le président, on doit parler climat et écologie, mais à condition de servir la Finance, les affaires et les tueurs agréés de la calamiteuse chasse.
Quelle honte !

Gérard Charollois