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A l’heure où les scientifiques s’émeuvent devant la mort de la biodiversité, où une prise de conscience s’amorce parmi les citoyens, où les décideurs affirment la main sur le cœur qu’il faut protéger la vie sur la planète, perdurent des milieux obscurantistes qui perpétuent la guerre à la Nature.

Ces individus n’aiment ni les ours, ni les loups, ni les lynx, ni les renards, ni les corvidés, ni les vautours.

Ils n’aiment pas le Vivant et élèvent des moutons, viande sur pattes, voués à l’égorgement.

Des milliers de randonneurs parcourent les Pyrénées, fréquentent l’Espagne rurale, l’Italie, la Roumanie sans qu’aucun amoureux de la vie sauvage n’ait jamais été tué par un ours.

L’ours est décidément un être supérieurement intelligent.

Il ne menace que ses ennemis : éleveurs/chasseurs et chasseurs/éleveurs.

Que faut-il faire ?

Réviser les subventions massives à l’élevage de montagne en subordonnant les aides à la présence des grands prédateurs.
Dans certaines zones, cet élevage aboutit à un surpâturage de la flore et à la propagation de maladies à la faune.

La question de l’ours, du loup, du lynx n’a rien d’économique ni de social. Elle est purement culturelle.
Pour certains, la Nature n’existe pas et doit être un lieu de rentabilité et un défouloir.
Malheur aux autres formes de vies.

Amusant : un maire local porte plainte.
Contre l’ours ?
Pour quelle infraction ?
Avoir fait peur à un éleveur/chasseur ?

Décidément, le ridicule ne tue pas davantage que l’ours.

CONVENTION VIE et NATURE